Florale

Autant la famille « Hespéridée » est énigmatique pour ce qui concerne l’étymologie du terme qui la désigne, autant la famille « Florale » désigne sans ambiguïté ce qu’elle regroupe, à savoir d’après la Société Française des Parfumeurs :

« tous les parfums dont le thème principal est une fleur ou un bouquet : jasmin, rose, muguet, violette, tubéreuse, narcisse, etc »

Michael Edwards, le fameux expert Britannique des parfums, l’auteur de Fragrances of the World, qui est aux parfums ce que le Guide de Robert Parker est au vin, est le concepteur d’une  autre classification des parfums (The fragrance Wheel) dans laquelle il maintient aussi la famille florale, c’est donc qu’elle existe…

Nous savons qu’il n’existe pas de classification scientifique des parfums. On lira à ce propos le remarquable article scientifique « De la molécule à l’odeur, Les bases moléculaires des premières étapes de l’olfaction » de Uwe J. Meierhenrich, Jérôme Golebiowski, Xavier Fernandez et Daniel Cabrol-Bass où est écrit :

L’étude qualitative des relations structure/odeur montre que, dans de nombreuses séries, les molécules de structure similaire ont des odeurs voisines, bien que distinguables. Cependant, cette observation n’est pas générale et on connaît de nombreux cas pour lesquels de petites modifications structurales peuvent entraîner des perceptions olfactives totalement différentes. Inversement, des structures très différentes peuvent présenter des odeurs similaires

Mais ce n’est pas parce que la classification n’est pas scientifique qu’elle n’est pas sans intérêts, même si la pauvreté de notre langue a bien du mal à restituer la richesse des odeurs, ce qui attriste d’ailleurs Jean-Baptiste Grenouille, le héros du livre « Le Parfum » de Patrick Süskind.

« Toutes ces grotesques disproportions entre la richesse du monde perçu par l’odorat et la pauvreté du langage amenaient le garçon à douter que le langage lui-même eût un sens. »

Les parfums dont le thème principal est une fleur ou un bouquet floral sont très anciens. Il est dit que Nefertiti consommait des huiles parfumées de fleurs rares.

Les techniques des Egyptiens étaient tout à fait remarquables pour recueillir le parfum : faire macérer les plantes odorantes dans de l’huile avant de recueillir le liquide en essorant les plantes dans un linge, ou tremper les pétales de fleurs dans de la graisse qui absorbe et conserve la senteur, deux techniques d’enfleurage qui, si elles sont aujourd’hui abandonnées, ont longtemps été utilisées.

Puisqu’on ne sait pas encore classer scientifiquement les parfums, on le fait ici à partir de ceux qui les constituent. C’est pourquoi on distingue deux types de parfums floraux :

  • Les soliflores (une seule note florale) : c’est le début de la parfumerie moderne
  • Le bouquet floral (différentes notes florales) : composition plus complexe pour obtenir une « ambiance florale »

Il existe une variété importante de bougies parfumées dans la famille florale. Par exemple, la bougie parfumée fleur de lotus de la marque Ecoya qui est une combinaison de fleur de lotus blanc mise en contraste avec les notes plus profondes de la vanille et du patchouli pour créer un mélange chaud et délicatement épicé qui est à la fois sensuel et relaxant.

 

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